Western in a clear sky

"Instants de ma vie
Expression de ma conscience
Enfin c'est ainsi"

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Lieu : Paris, France

02 juin 2005

Reflexions

"Tel vent de printemps
Changent les idées pensées
Reflets sur un lac"


Suite a une discussion de fin de soirée sur des contradictions philosophiques, voici a venir un essai de reflexions sur la nature des opinions. Il est a prendre comme une simple expression de ma reflexion, où juste a consulter où pas, c'est selon mais dans tous les cas tellement dans l'esprit de la reflexion.

Alors, quand même une question pour commencer, où une affirmation... Mais en fait plus une question que je vais reformuler différement: As t'on raison d'avoir raison ? Le postulat de base va paraitre trivial mais il dit en gros que si l'on as raison, c'est que l'on as ses raison et qu'elles sont bonnes parceque sinon l'on aurais pas raison.

Pour soi même, ça marche pas trop mal, on as de bonnes raisons qui nous donnent raison, tout vas bien. Mais dès que l'on confronte sa raison a celle des autres, rien ne vas plus. Brutalement, l'autre nous dit qu'il as raison (où s'il le dit pas, il le fait comprendre). Bien sur c'est reciproque mais là n'est pas la question. Maintenant parfois, la raison de l'autre est la même que la notre, on a donc raison, c'est sympa, tout va encore bien. Quoique, ses raison sont elles les mêmes que les miennes ? Mais là aussi c'est une autre question, j'y reviendrais (où pas). Mais parfois sa raison est différente et là, c'est le drame. Parceque si sa raison est différente de la mienne, c'est que l'une des deux est fausse (raisonement dichotomique de base, pas forcément vrai d'ailleur mais une fois de plus, c'est une autre question). Et si l'une des deux est fausse, c'est que c'est la mienne la vrai, puisque j'ai des raisons pour avoir raison. Vu que j'ai raison, je me doit de convaincre l'autre, de lui communiquer mes raisons pour qu'il se range a ma raison. Bien sur comme j'ai raison, je crois en ce que je dit, je suis donc convainquant, et finalement l'autre finis par avoir raison autant que moi puisqu'il as accepté mes raisons et que nos raisons sont désormais les mêmes. Mais là, tout peut avoir déjà basculé depuis longtemps, car si j'échange mes raisons, il n'y as pas de raisons que l'autre n'en fasse pas autant. Et tout comme il peut accepter mes raisons, je peut accepter les siennes. Au final, je pourrais me ranger a sa raison puisque j'aurais toutes les raisons de le faire. En plus, ayant raison, l'autre sera convainquant, il croira a ce qu'il dit. Mais n'a t'on pas là une sorte d'homogénéisation des raisons ? Si tout le monde échange ses bonnes raisons avec tous les autres, tout le monde va avoir les même raisons, et donc tout le monde aura raison et ce sera la même... Pour répondre a une question non formulé, je crois que là se trouve un réel "aplanissement des raisons".

Maintenant, on n'est pas toujours dans ce cas idéal. Bien souvent, les raisons nous donnant raison nous sont propres, en rapport avec notre passé, la manière dont l'on voit les choses, notre éthique, notre morale, et des tas d'autres choses qui sont les fondements de notre individualité. Partant de là, nos raisons perdent leur caractère absolut et deviennent relative. On continue a avoir raison, on as toujours des raisons pour, elles n'ont pas changé, ce sont les même. C'est juste au moment de l'échange où les raisons que l'on reçoit ne sont pas celle qui nous ont été donné. Les raisons de l'autre étaient raisons dans son individualité; lorsqu'elles intègre la notre (d'individualité), elles se transforment, deviennent autre, restent parfois des raisons, mais peuvent aussi disparaitre où s'affaiblir parceque notre individualité est différente de celle de l'autre. Bien sur il faut toujours sortir son miroir et appliquer cela à l'autre sens de l'échange des raisons. Nos raisons si réelles dans notre individualité peuvent totalement disparaitre dans l'individualité de l'autre où pas. Et l'on se retrouve dans une situation où la somme des raisons de plusieurs individus conduit à des raisons différentes pour chaque individus et où chacun pourra avoir raison en fonction de ses raisons propres. Les raisons pourront être différentes sans qu'aucune ne soit fausse... Toujours pour répondre a la question non formulé, ici l'"aplanissement des raisons" repose sur le fait qu'une raison n'a pas de raison d'être prédominante par rapport a une autre, mais en réalité, on as une diversification des raisons.

Pour conclure parceque je ne suis pas sur d'avoir raison mais qu'en couchant les mots, il devient possible d'échanger des raisons, de pointer des erreurs, de changer des reférentiels afin de faire évoluer les raisons de chacun, je dirais juste que la vrai réponse à la question non formulée dépend de la perception que l'on as des raisons de l'autre, et de l'acceptation de ses raisons comme étant valide, valable, véritable où non.

On peut toujours changer ses raisons, et souvent cela permet de changer sa raison. le tout étant de savoir quelles sont les raisons qui comptent vraiment, de savoir quelles sont les raisons que l'on veut garder, celles que l'on veut partager, celles qui nous mentent et celles qui sont verité.

En évitant de trop aborder les raisons de nature quantique ayant donc plusieurs natures possibles en même temps mais qu'on ne peut connaitre qu'en les regardant, ce qui forcément va les faire changer.

3 Comments:

Blogger Lara said...

Waw... Ca c'est un discours :)
Un peu nébuleux peut-être? :p

Merci pour cette réflexion sur la raison et les différentes raisons...

Mais en fait, pour revenir sur notre conversation d'hier soir, je crois que je ne m'interroge pas tant sur le fait d'avoir raison, qui reste à mon avis une vue de l'esprit (je pense que j'ai raison ou je pense qu'il a raison pour tels ou tels critères) et n'est pas le coeur du problème.
Mon petit dilemne personnel et 100% nombriliste est de savoir quel genre de relation humaine peut-il exister entre une personne ayant raison, pour de multiples bonnes raisons, et une autre personne, ayant un point de vue et une opinion qui ont leurs raisons, mais qui considère que tous les points de vue et opinions se valent et qu'elle n'a pas forcément raison, mais que son voisin non plus... quand leurs points de vue sont différents..?

En fait, l'autre grande énigme qui pointe à mon esprit est comment quelqu'un, qui est quelqu'un de bien, d'ouvert, de cultivé, peut-il être persuadé que son point de vue est le meilleur (en d'autres termes qu'il a raison) alors même qu'il n'a pas vu les autres points de vue, et alors mêmes que plusieurs vérités (ou raisons si tu préfères) peuvent coexister?

02 juin, 2005 14:52  
Blogger Bob Deuxfleurs said...

Nébuleux ? disont que ce textes a des nombreuses raisons, a tord où à raison d'ailleur. (-;

Pour ton dilemne, je crains de ne pas avoir de solution... enfin si, quand même une, peut être la meilleur de toute (si j'ai raison, ce qui n'est pas forcément dit): laisse tourner la roue du temps pour voir ce que ça donne. Les raisons changent et s'adaptent au fil du temps lorsque nos expériences se rencontrent.

Pour ton autre question, je dirais avec mes propres raisons que cette personne n'a peut être pas encore toutes les raisons qu'il faut. D'ailleur, on n'a jamais toutes les raisons qu'il faut, mais je pense qu'il faut avoir celle qui dit que toute raison est bonne jusqu'a ce qu'une nouvelle raison l'infirme. Du coup, toute raison se retrouve vrai mais est susceptible de se retrouver fausse, ce qui lui interdit de se placer hiérarchiquement au dessus d'une autre équivalente mais différente.

Bon ça répond toujours pas ni au dilemne, ni à la question... mais comme je reste intimement persuadé que les gens peuvent changer, je dirais qu'il faut surtout laisser le temps agir et offrir les potentialités de changement.

Et puisque c'est quelque chose que par le passé j'ai oublié à quelques reprises dans d'autre discussions, je rejouterais juste amha (à mon humble avis).

02 juin, 2005 16:02  
Anonymous Anonyme said...

Desolé pour le retard, mais je viens seulement de remarquer la nouvelle signature de bob..






salut tout le monde.

juste pour revenir sur deux trois points qui m'interpellent:

Lara, tu dis
"quelqu'un [..] peut-il être persuadé que son point de vue est le meilleur (en d'autres termes qu'il a raison)"

deux reactions sur cette phrase:
Pour qu'une personne soit persuadée d'avoir raison, je pense qu'il faut simplement que chaque maillon de son raisonement soit conforme à la vision subjective de la realité qu'a cette personne, donc oui quelqu'un peut etre persuadé.

Je ne suis pas d'accord avec l'amalgame suivant, que tu sembles faire:
etre persuadé que son point de vue est le meilleur revient a être persuadé d'avoir raison.
parce que il faudrait pour cela etre omniscient.


EDIT:
bon g vu sur ton blog que tu prend des cours de psycho cognitive, alors je ferais peut-etre bien de fermer mon grand clapet, vu que moi je fais que mediter & lire des bouquin (t'aurais un bouquin de vulgarisation à me conseiller?...)
+++++++++++++

Bob, dans la tirade qui commence par phrase :
" Vu que j'ai raison, je me doit de convaincre l'autre"

tu emets un hypothèse de départ qui me gène et un peu et plus loin tu parles de "une sorte d'homogénéisation des raisons" qui me plait bien:
c'est tres rigolo avec ton vocabulaire tu viens de definir buddhavers et univers (deux conceptes bouddistes _obviously_ de definitions de la réalité).
buddhavers: la réalité telle que tu la conçoit subjectivement (celle dans laquelle tu as toujours raison)
univers: la realité telle que {toi + nontoi} la conçoit (par exemple a l'issue d'une discution/débat)..

...
ouala ouala
..




+++++++++

oh et py zut je me lance.

je propose une reponse à la question de Lara "quelle genre de relation [..]

1/
il peut y avoir une relation conflictuelle:
a chaque rencontre les deux esprits confrontent leur "raisons" afinent leur arguments fonction de (la raison) l'Autre.
dans ce cas les deux etres campent sur leur position et la relation est nourrie par la friction entre ces des positions.

2/
il peut y avoir une relation de soumission:
l'un des deux protagoniste change l'un des elements de sa raison (son ethique, sa culture, bref un des critères de sa personalité) afin que son raisonement concorde avec celui de l'Autre

3/
il peut y avoir une relation de fusion:
les deux protagonistes revoient les fondement de leur raison afin de creer une nouvelle raison qui vont leur permettre de fusionner leur raison subjective et la raison subjective de l'Autre.
dans ce troisème cas, les deux Etres changent et leur raison (devenue commune) est différent de chacun des raison initiale...

am i making any sense ?..

^__^


a propos de "tout est relatif" de Einstein
il est important de rappeler l'intégralité de la phrase:

"Je propose un explication [de la réalité]: tout est relatif"

23 juin, 2005 18:52  

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